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Voyage sans fin - Partie 1
Ecrit par Marco   
23-04-2006

Pour une poignée d’euros

        Le matin était encore frais en cette fin d’avril et pourtant on sentait comme une espèce de chaleur au sein de la foule. Etait-ce l’excitation, l’angoisse du moment ou tout simplement les premiers rayons du soleil qui commençaient à percer et annonçaient une bien belle journée…..pour le reste de l’humanité certes mais pas pour nous. Des regards qui en disaient long étaient échangés, on distinguaient des personnes inconnues, venues de quelques autres endroits mais donc le destin était inévitablement croisé avec le mien ce jour là.

 


      Puis on voyait les potes, on essayait de discuter, de plaisanter pour oublier l’espace d’une fraction de seconde qu’il n’y avait vraiment pas de quoi rire. Le panneau d’affichage des salles était inaccessible, trop de monde s’y bousculaient. Hé Marc je viens de nous voir sur la liste, on est dans la même salle !! Ouf, j’échapperais au moins à la foule taupienne angoissée, à défaut de leur échapper à eux. Car je ne peux leur échapper et pourtant et c’est là le plus angoissant, c’est que je peux les rater malgré tout. En fait ça y est, on y est, nous y sommes…enfin…ou déjà. L’heure de trouver sa place est arrivée. Allons donc !!! Voilà que je suis au premier rang près de la porte !!! Génial courant d’air garanti !!! Bon oublions, les feuilles sont déjà là, Nom, prénom et tout le pedigree sont requis, à oui le plus important !!! Le numéro TIPE, celui qui figurera un jour peut être sur la liste principale d’une école. Qu’est ce qu’il y a au menu aujourd’hui ? Ah les Mines c’est vrai. Pff bon en fait je me demande ce que je fous là ! SupAéro, Ponts et Chaussées, Mines Paris bon on peut déjà oublier. ENSTA, Telecom Paris ? Encore trop cotés ! Mines Nancy, Saint Etienne, Telecom Brest, ouais why not mais c’est dans des villes pourries……… Ah oui tiens c’est vrai je me souviens, j’avais cocher une autre case au mois de décembre, c’était tentant (comme beaucoup d’autres choses mais ça, beaucoup d’entre nous l’ignorions encore à ce stade) car c’était gratos. Alors bon à 200 euros les Mines je peux bien passer un petit concours en parallèle. Comment c’était déjà ? Ah oui ***, oui c’est bien ça !!! Bon on verra bien, paraît que c’est plus facile à avoir. Même pas le temps d’achever la réflexion qu’un feuillet jaune rempli de symboles difficilement décryptables me tombait devant le stylo pendant qu’une voie retentissait. J’ai peut être pas tout suivi mais ça parle d’une épreuve de maths, que l’on a trois heures, qu’il faut éteindre les portables et qu’il est interdit de tricher. Bon allez lançons nous ! Sans le savoir, je venais de monter dans un train, mais un train particulier car on y rempli soi même son titre de transport. C’était les feuilles à petits carreaux où était requis le fameux numéro, destinées à être validées ou non par une sorte de contrôleur, où plutôt par plusieurs d’entre eux. 

 

         Trois mois plus tard, le voyage n’était pas encore tout à fait fini. En fait le train n’était pas direct, il y avait de nombreuses correspondances à prendre ce qui en rallongeait d’autant plus le trajet. On s’est même arrêté à Paris, dans une fac miteuse où l’on pouvaient même rencontrer des anciens voyageurs, qui étaient arriver au bout du périple (du moins c’est ce que nous pensions). Ainsi trois mois plus tard, la fin du voyage, pensais-je, arrivait et l’ultime effort à accomplir, qui au départ paraissait être une formalité après toutes les épreuves endurées, commençait à dévoiler ces pièges. Dans la chaleur estivale de la chambre, renforcée par celle provenant de l’ordinateur, cette dernière tache dont tout taupin doit s’acquitter avant la récompense de ses bons et loyaux services, se révélait plus difficile que prévue à franchir. Des dizaines de questions fusait dans mon esprit, l’enjeu se cachant derrière ce choix commençait à se dessiner et pire même à effrayer. Le bras lourd, le front suant, le cœur battant, je m’acquitta de ma tâche : Vœu n°1 : *** Fonc. ENTRER.

 

         « Lyon part Dieu, vous êtes arrivé à Lyon part Dieu, correspondance pour la direction de…… ».  Cette voix sembla sonner en ce mois de septembre comme le terminus du voyage, enfin !! La question portant sur ma motivation m’a souvent été posée. En effet pourquoi n’avait je pas quitter cet itinéraire pour en prendre un autre tant qu’il en était encore temps. Pourquoi ai-je tenu à aller jusqu’à ce terminus, que j’atteignais enfin d’ailleurs. Bah vous savez, *** c’est sûrement pas mal et ça doit être intéressant ce qu’on y fait, et puis bon quand même tu es payé, c’est pas négligeable. Oui nous sommes payé c’est exact, sur trois ans 44844 euros pour être précis, de quoi attirer bien sûr.

 

         Ainsi pensai je poser enfin les valises et suivre en toute quiétude le déroulement de mon existence, pensai je voir le bout du tunnel, en un mot pensai je être arrivé. Cependant le train ne s’arrêta pas à mon grand étonnement et de nombreux autres endroits se sont retrouvés sur notre itinéraire devant mes yeux en proie au doute et à l’inquiétude. Vallée de la Drôme, Coteaux du Gier, Grands Ateliers de l’île d’Abeau  se sont succédés sans que je n’y vois une cohérence quelconque. Le conducteur aurait-il perdu les commandes, le train continuerait-t-il sa route sans que personne ne le dirige ? Cette question nous hante tous depuis maintenant un bon moment. Ce qui est sur, c’est que si ce conducteur existe, il ne doit être guère fréquentable, tel Satan dans son abîme infernal qui semblent se délecter de nous manipuler à sa guise. Et avec ses doutes et ses angoisses apparaît une autre question, introspective celle là, qui est de savoir si finalement, pour cette poignée d’euros, n’avons-nous pas vendu notre âme au diable ?

 

A suivre…………

 

 

commentaire(s)
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Ecrit par remi le 2006-04-27 01:39:12
Nostalgie, nostalgie... 
ça tient à peu de chose la vie... 
Mais dis moi, t'as vraiment peur que quelqu'un de la DE découvre avec Google que Marc Schwager dit du mal de l'ENTPE, l'école de Jean Chaudonneret, Jean Pierre Rajot, Philippe Sardin... 
:p :p :p
Ecrit par aubencheulobois le 2006-04-27 17:50:11
Nous n'avons pas vendu notre âme au Diable, nous nous prostituons pour l'Etat, c'est différent! :grin  
 
@Rémi: MDR! 
 
@Jean & Co: Je ne vous aime pas.
VITE !
Ecrit par pierre le 2006-04-28 09:56:32
LA SUITE !! :)
l'avenir, ça se construit
Ecrit par Baugoss le 2006-04-29 15:44:59
"L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait." 
 
Georges Bernanos, La liberté pour quoi faire ? 
 
vu sur http://www.snitpect.fr/ :grin
Ecrit par marco le 2006-04-30 12:59:48
ben oui mais l'expression "se prostituer pour l'Etat" m'avait semblé trop franche et directe alors que "vendre son âme au diable" comporte cette part de lyrisme pipeauteur qui nous est si cher..... 
Quant à toi Rémi je ne te permet pas de mettre en doute ma capacité a assumer ce que j'écris...d'ailleurs si tu tapes marc schwager dans google, t'atteris pas directement ici !!!!
Ecrit par pierre le 2006-04-30 14:35:39
sur google marc schwager est un mec qui bosse dans l'aérospatiale américaine si je me souviens bien... 
 
Il ne reste plus qu'à espérer que son homonyme tpeen le remplace avec sa renommée acquise grâce à son pipeau céleste ! 
 
(non marc je ne veux pas coucher avec toi...)



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Dernière mise à jour : ( 14-05-2006 )
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