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« Je pense, donc je suis » ?
Ecrit par Sysy   
27-02-2006

Ou « cogito ergo sum », la célèbre hypotypose de Descartes traduit une complexité praxéologique puisqu’elle s’inscrit dans une configuration interprétatrice à facettes multiples. Afin d’appréhender la quintessence de la susdite proposition, il nous est indispensable de procéder à une étude prosaïque de l’épistémologie systémique.

Analysons la proposition. « Je pense » signifie ici la mise en perspective d’une intelligence cognitive. « Je suis » traduit le simple fait de l’existence du soi. Ainsi, l’adage peut être explicité à la plèbe parson corollaire : « Si j’arrive à utiliser mon cerveau comme émetteur de mes désirs, cela signifie que j’existe physiquement, contrairement à la pierre tombale ».

La problématique n’est pas cette implication logique, mais c’est sa contraposée ensembliste. En effet, dans l’ensemble stable des propositions logiques, un élément est équivalent à sa contraposée :


On devrait donc avoir ici : "Je pense, donc je suis" <=> "Je ne suis pas, donc je ne pense guère"
 
Or c’est justement l’équivalence ici qui constitue la table du boucher des adversaires de la pensée cartésienne. Allons plus en avant.
Pour les penseurs systémiques, la proposition contraposée « Je ne suis pas, donc je ne pense guère »  est absurde. En effet, si je n’existe pas,comment puis-je user de mon cerveau (qui n’existe pas) ? Evidemment, pratiquant l’évidence tautologique comme échappatoire à toute démarche rigoureuse, on peut aussi in fine dire que « évidemment, si je n’existe pas, je ne peux pas penser ! », cette affirmation est donc logique et a le droit d’exister. Fi donc ! Justement, coupons-nous l’herbe sous leurs pieds. Si  l’individu cartésien pense que la proposition contraposée existe, c’est qu’il a lui-même une notion de ce qu’est l’existence. Dès, lors pour lui, cette existence est équivalente à d’autres existences, qui est de tout temps un concept universel. Ainsi, dans l’ensemble de la logique de l’existence, il y a alors isomorphisme par exemple entre un élément de l’ensemble traduisant la notion de «manger » et l’élément « Je ne suis pas, donc je ne pense guère ». Après avoir vérifié trivialement que tout élément de l’ensemble « manger » est compatible avec la logique de l’existence, démontrons que la contraposée cartésienne est aberrante. Pour cela choisissons un élément dans l’ensemble « manger ». A travers l’isomorphisme, on a donc par exemple « Je ne suis pas, donc je ne pense guère «  équivalente à « Je n’ai plus de dents, je ne vais donc pas manger les frites ce soir». Portée devant le cartésien, il vous rigolera au nez en vous disant que votre affirmation est absurde et n’a aucun sens, puisque si au départ vous n’aviez pas de  dents, ni aujourd’hui, ni demain vous ne pourriez honorer votre estomac des frites. Fort bien, mais alors, monsieur le cartésien, cette absurdité que vous criez est aussi aberrante que votre « Je ne suis pas, donc je ne pense guère ».

 

 

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Dernière mise à jour : ( 27-02-2006 )
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